La compagnie

La Compagnie Aile, fondée à Eguzon-Chantôme (Indre) en 2021, rassemble Tiphaine Babin, Marie Lassort et Mélodie Vidalain autour d’Hassen Ben Gharbia, danseur-chorégraphe-musicien à la croisée des univers contemporains, traditionnels et sacrés.

Guidée par une recherche permanente de justesse du mouvement et du moment, telle qu’on la retrouve dans les danses traditionnelles et sacrées, la Compagnie Aile explore les gestuelles des danses traditionnelles du monde arabe et tunisien, et leurs rythmiques particulières. Ces inspirations, enrichies du travail technique de danse contemporaine, plongent les danseur.se.s à la source de la danse, à la recherche d’une profondeur de mouvement qui nourrit des créations hybrides et intemporelles. Le travail de la compagnie pourrait se définir par une quête de suspension du corps, du mouvement, du temps, du sens, des préoccupations…

Les créations en cours sont centrées sur le travail du bâton (faire duo avec un autre soi-même), la debka (danse avec accents forts de frappe de pied) et les traditions de tournoiement des cérémonies soufies (derviche).


La compagnie est membre du collectif Compagnies 36.

Hassen Ben Gharbia

Danseur, chorégraphe, musicien

Danseur, chorégraphe, metteur en scène, joueur de ney (flûte orientale) et de percussions, pédagogue, Hassen Ben Gharbia développe une approche contemporaine des danses traditionnelles du Moyen-Orient et du Maghreb, nourrie de ses expériences en danse contemporaine (compagnie Dance Consort avec Marcie Rappoport), au théâtre (Theatre Days Theater de Jérusalem), et auprès des troupes de derviches tourneurs (Kudsi Erguner) et de dabke (Liban, Palestine). Il a notamment collaboré avec le Nederlands International Dans Theater ou les Opéras de Salzburg et Strasbourg en tant que chorégraphe.
Son travail de la danse est étroitement mêlé à son goût pour la musique, et l’importance qu’il accorde au rythme. Il transmet son approche du mouvement, axé sur l’engagement du « centre » et le relâchement du superflu, auprès de différentes compagnies, en France et à l’International (Compagnie Maguy Marin par exemple), ainsi que dans ses cours.

Tiphaine Babin

Danseuse

Son parcours en danse et dans l’univers du mouvement est avant tout guidé par son goût pour l’apparente simplicité des mouvements organiques des danses dites traditionnelles. Tiphaine se forme en danses orientales et au tango argentin auprès de différents professeurs depuis 2003, avant de s’immiscer dans le monde de la danse contemporaine et d’expérimenter différentes pratiques d’improvisation. Elle danse dans différentes compagnies (Efi Farmaki Dance Company, Souffle de danse, Collectif de l’Irrésolu…) tout en approfondissant son approche du mouvement par des formations en anatomie pour le mouvement et des pratiques méditatives. La découverte du travail d’Hassen Ben Gharbia ouvre une nouvelle porte, et leur collaboration s’installe comme une évidence.

Elle transmet sa passion pour la danse et les pratiques corporelles lors de stages et de cours réguliers au sein de L’en Vie.

Marie Lassort

Danseuse

Adolescente, Marie découvre la danse orientale et pratique alors intensément les danses égyptiennes et d’Afrique du nord. L’exploration de ce riche patrimoine lui permet non seulement d’aborder le mouvement des danses traditionnelles, à travers une approche holistique et organique, mais aussi d’habiter pleinement son corps et de le mettre en mouvement dans le monde.
Le travail de mouvement proposé par Hassen Ben Gharbia encourage Marie a approfondir sa pratique par une exigeante recherche de justesse et de fuidité.

Mélodie Vidalain

Danseuse, comédienne

Melodie a longtemps cherché un espace qui lui permettrait d’explorer le mouvement. Elle a pour cela suivi des enseignements divers (danse classique, moderne-jazz, danse africaine) et a finalement posé ses valises dans différents univers de la danse contemporaine. Elle a participé à des projets tels que 1’59 (Eun-Me Ahn), Kadamati (Akram Khan), Souffle rit, souffle danse (Salia Sanou). Le travail du corps, l’appréhension de ses limites et le dialogue de ce dernier avec l’espace, sont autant de voies qu’elle emprunte tant dans ses expériences dansées que théâtrales. Au cours de ses pérégrinations, elle rencontre Hassen Ben Gharbia et c’est sa recherche d’un mouvement juste et respectueux du corps qui lui donne envie de poursuivre son chemin à ses côtés et d’intégrer la compagnie.